28 janv. 2011

Tout le monde s'en fout


J'ai un mal de tête à faire pâlir un général.
Bon Dieu de merde ce que c'est affreux.
Je préférerais qu'on me coupe un doigt de pied la maintenant...
Enfin je dis ça, je dis rien.

Hier j'ai fait un rêve contraignant et prémonitoire.
Aujourd'hui les idées fusent et fusent, comme des briques de lait qu'on jetterait du haut d'un toit.
Enfin je dis ça, je dis rien.

Si seulement Patrick Jane, me tenait la main et me faisait couler la douleur comme de l'eau
- Tu crois que mes migraines partiraient ?
Enfin je dis ça, je dis rien.

J'ai a mon actif plus de 35 séries dans le citron...
Ça fait peur.
Enfin je dis ça, je dis rien.

Omar Sy en plein tournage,
Bixente Lizarazu, dans la rue,
Bogdanoff dans une boîte de strip tease,
Vincent Mac Doom chez Hippy Market.
QUE DU BEAU MONDE !!!
Enfin je dis ça...


Correspondance


Chère X,

J'espère que tout va bien dans tes contrées lointaines.
Ici, Paris reste le même morne et sale Paris, où la misère pullule comme un régiment de cafards hargneux.
Oui, Paris reste pour moi cette ville morose au surplus démographique saisissant. Rien de plus...
Aujourd'hui je suis triste, pour pleins de raisons bêtes. Et comme a chaque fois, j'ai l'impression certaine que quand je t'écris j'ai l'air d'une égocentrique qui ne pense et parle que d'elle alors que de ton coté tu dois vivre des choses tantôt déroutantes, tantôt magiques. Au moins des choses qui sortent de l'ordinaire quotidien qu'est le mien.
Enfin que veux tu je tente de partager ma vie avec cette petite boite électronique qui me sert de substitut de toi.
Le travail reste le même, une routine sans fin qui me permet au moins de me lever le matin. Il faut dire que celui ci m'en apprend de belle sur moi. J'ai définitivement assurée ma position face au fait d'avoir des enfants.
J'en veux, oui, mais surtout pas avant un bout de temps.
Je ne sais définitivement pas si la richesse leur apporte beaucoup, quand on voit le résultat sur la plupart. Je trouve qu'il manque souvent de reconnaissance. Je sais que je suis payé pour cela, mais il n'arrivent pas à voir que la majeure partie du temps je veux leur faire plaisir. C'est un échange, donnant, donnant. J'te donne de toi, tu me donnes en retour. "Et non ça ne fais pas forcément plaisir de jouer pour la dixième fois d'affiler à la maîtresse d'école, mais je le fais quand même car j'adore te voir rigoler"... Bref je m'étale mais je n'arrive vraiment à déceler si c'est un manque de reconnaissance, de l'égocentrisme , ou juste des yeux qui merdent.
Je fais des anachronismes, je vois ça avec mes yeux d'adultes. Je sais qu'il ne faut surtout pas leur reprocher de ne pas faire quelque chose qu'on ne leur a jamais inculquer. Et j'ai bien peur que parfois avoir trop de fric tue leurs valeurs.
Sinon je suis toujours censée procéder au passage de mon permis, et toutes autres tâches administratives qu'on aimerait bien enrouler dans du papier toilettes, enfourner dans notre bouche, mâcher, mâcher et vomir dans les toilettes d'un bar quelconque après quelques verres de scotch.
Enfin, je suis toujours une adolescente fleur bleue, en manque de contact physique, et amoureuse de l'amour.
Qu'il soit pris, a des milliers de kilomètres ou fictif, tout est bon pour moi quand il s'agit de fantasmer sur l'impossible.
C'est comme une drogue, je continue, je n'arrive pas à m'arrêter et pourtant c'est dégueulasse et ça brûle le nez.

J'ai envie d'être en vacances au soleil, de découvrir pleins de nouveaux trucs, de rencontrer des gens nouveaux et de faire l'amour à un beau surfeur sur la plage (pardon désolé cela n'a rien a voir).
Je crois définitivement que je suis phobique du quotidien, des habitudes ... Beurk

Bref voila je viens de te partager mes névroses en 7,54 chrono montre en main.

Je t'embrasse

3 janv. 2011

"Elle en a gros sur la patate !!"



SORS DE CE CORPS FRANCIS LALANNE !!

Tu penses que je suis naïve, je pense que je suis compréhensive.
Alors bien sûr, quand on comprend constamment tous le monde, il nous arrive de nous oublier, de souffrir. Bien sûr quand on arrive à justifier tous les actes on peut être touché.
Mais merde j'ai pas envie d'être une fille jalouse et aigrie qui voit le mal partout et qui se protège égoïstement. Non je suis une optimiste, je crois en les autres.
Et particulièrement en lui, même si j'ai l'air nunuche, même si j'ai l'air idiote.
Tant pis si je comprend.

Love is just around the corner comme dirait si bien Burt Reynolds.


8 déc. 2010

Hey



Message à mes lecteurs inexistants:

Je vais bien ! Je suis crevée mais je vais bien.
J'ai du travail et en plus je m'amuse beaucoup, je joue à la marchande avec ma copine de 6 ans, je fais des concours de celui qui mange le plus de neige avec mon pote de 9 ans.
J'ai aussi un super stage où je m'amuse aussi: je manipule des gommettes, je visite des ateliers, je mange des omelettes au comptoir, je découvre Basquiat avec les enfants et j'envoie pleins de mails.

Bientôt j'aurais 20ans, et le maître chinois qui sommeille en moi se réveillera pour vous apportez la paix sous la cascade.

Au revoir.



28 oct. 2010

Beurk



Qu'il est amusant de siffler l'internationale en ayant la gueule de bois.
Qu'il est amusant de croiser une amie après une heure de code.
Qu'il est amusant d'envoyer des mails professionnels.
Qu'il est amusant de faire ses courses à Monoprix.
Qu'il est amusant d'organiser 4 jours dans un salon d'art contemporain.
Qu'il est amusant de se sentir utile, responsable mais aussi en plein apprentissage.
Qu'il est amusant de montrer que l'on ne sait pas tout...
Qu'il est amusant de tomber en Vélib à cause de l'alcool.
Qu'il est amusant de trouer son jean à cause du Vélib.
Qu'il est amusant de Faire du Vélib un peu éméchée.
Qu'il est amusant de manger de la soupe devant une série.

Bref vous l'avez compris, hier et aujourd'hui je me suis bien amusée.


11 oct. 2010

Pour mon unique lectrice régulière, ma maman !! :D




Maman je suis très contente d'avoir trouvé un stage. En plus ma patronne est très gentille avec moi. J'ai tout plein de responsabilités. Ça me fait un peu peur, mais je suis très excitée aussi.
Je cherche toujours du travail. Si je travaillais à Daily Monop ça serait bien, parce que j'aurais tout plein de réductions sur des jus à la guimauves et sur plein d'autres trucs sucrés et plein de glutamate qui font mal au ventre. Par contre si je travaillais le samedi je serais moins contente parce que je pourrais plus partir à la campagne avec mes petits amis le week end. Paris pendant 6 mois sans pauses, c'est triste.
Mais grâce au travail, j'aurais plein d'argent pour faire plein de voyage avec ma future belle auto et avec mon futur permis probatoire.
Pour ça il faudra que je sois très sérieuse, alors promis je vais pas oublier d'aller dans mon auto école. Même si je suis très fatiguée, parce que j'ai veillé trop tard hier soir dans mon lit. J'irai avec mes yeux lourd de sommeil m'endormir et faire plein de jolis dessins sur le coin de ma feuille de code.
Ce qui est bien dans un travail comme à Monoprix, c'est qu'on a pas besoin de réfléchir et on a pas de devoirs comme à l'école. On est très fatigués, et quand on rentre on a pas envie de réfléchir (parce qu'en plus on a tout plein de problème d'adulte) alors on va regarder sa grosse télé, ou faire plein de bidules sur son ordinateur, jusqu'à ce que le marchand de sable passe.

C'est pour ça que j'ai hâte d'être grande et d'avoir un travail.
Par contre les adultes souvent, ils stressent beaucoup à cause de leur travail, ou alors parce qu'ils en ont pas, alors ils ont encore plus envie de regarder la télé en rentrant. Pas besoin de réfléchir pour regarder la télé. On met de côté son cerveau quelques heures. Parce que le plus souvent c'est trop dur de dissocier "cerveau, réflection et stress".
Dans Paris, tout le monde est stressé, tout le monde court partout, je trouve que les adultes ont dirait beaucoup des fourmis, ou des moutons, ou les deux, sauf que les fourmis sont trop intelligentes comparés aux adultes. Les moutons ils courent sans réfléchir, ils suivent le troupeaux parce qu'ils sont trop peureux, tous seuls ils savent pas quoi faire.




22 sept. 2010

Liberian Girl




Un monstre en poil de vêtements et en plume de papiers vit dans la chambre. Un bordel s'amasse autour, seul un chemin subsiste, de la porte au lit. Dedans on n'y voit plus rien.

Deux bols de céréales journaliers; la base de son alimentation.


Aile / Elle / L est un pôle, soit ils la détestent, soit ils l'adulent. Et moi je ne leur fais ni chaud ni froid.
Après la torpeur vient la lucidité.

Je flotte dans les mortes eaux.

Musique de dépressif pour appuyer le tout. Je plongerais bien dans mon nombril pour malaxer et rendre compacte la boule purulente cachée dans mon plexus solaire. Je viendrais vomir les restes de ma soirée chez vous, tout ira pour le mieux.
Merci de vous en soucier.

Pense avec ton pénis, comme toujours.






15 sept. 2010

La putain de nostalgie




Le boule au ventre, la boule de rien. Tu sais pas l'expliquer ça, connasse!!

Elle est la pourtant, bien présente. Elle aime s'enrouler autour d'elle même.
Elle ronge, elle bouffe, elle ment.
Ça ne sert à rien, c'est éphémère mais on l'attise à coup de photos, de souvenirs et de musiques sentimentalo - naiseuses.

Ça me manque, c'est fini, ça ne reviendra jamais... je connaîtrais d'autres glorieuses étapes, d'autres magnifiques histoires mais le reste est terminé, l'instant est dépassé.
Le temps est une unité pourtant, tout est déjà passé.
Alors oui, la photographie m'aide sûrement à croire que je peux les conserver. Elle rassure! Oui on peut encore les voir, ces gens, ces rencontres éphémères, ces instants pour qu'on les pleure de joie, de nostalgie ou de tristesse. Elle nous aide à y croire dur comme fer, à se rattacher à un rien car cela ne sert strictement à rien de se repasser en boucle les souvenirs de nos vacances tombées en poussière.

A rien, peut être, sauf si on aime pleurer comme moi.


12 sept. 2010

Tomorrow i grow up



Laissez moi encore aujourd'hui, aujourd'hui pour récupérer de ces magnifiques vacances.

Demain je dois grandir, demain promis je serais une adulte mais pas aujourd'hui s'il vous plaît.
Demain je deviens responsable, demain je rentrerais dans le train train, même s'il est tout nouveau pour moi. Demain je me met sur le marché. Promis demain j'agis.
Demain je chercherais un travail, un appartement, demain je réviserais mon code, et repasserais mon examen, demain je réglerais des papiers, j'écrirais une lettre de motivation. Demain je me lève tôt.

Demain la journée sera longue.

5 août 2010




Je comptais faire un brainstorming dernièrement sur mes projets mais les mots me bloquent en ce moment!

* AVENIR. PROJET. FUTUR. ENVIE. PEUR.
DOUTE. CONCRET. ADULTE. GRANDIR. AIMER. *


Ça me bloque, ça me suit, je l'attend mais je me méfie.
Je m'en vais revoir le pays que je chérie. Ma maison, mon air, mon nid.
J'entends raisonner.
Je sens venir les vagues déferlantes, me claquant a la figure. La grande inspiration! Sous l'eau j'ai peur un instant, mais quand je ressors ma tête la chose qu'il me reste est l'attente de la prochaine vague. Qu'elle soir grande ! Je la vois venir, gigantesque, face à moi. Je trépigne, je jubile, j'explose de joie, d'adrénaline; un peu d'appréhension, d'excitation et de choc!
Mes sensations fortes préférées (avant le tonnerre de Zeus).
Quant à plus tard, le souffle d'un cheval dans mon cou, m'apaisera.
Ma douceur favorite (avant une meringue au chocolat).


31 juil. 2010

Un recul par rapport a l'adolescence!



En leur présence j'ai encore grandit, même si la plupart était des merdeux, des abrutis ou des ptits cons. Je les chérit tous, même si sûrement d'ici quelques mois j'aurais oublié la majorité de leur prénoms, le plus important reste et j'ai toujours un petit pincement sachant que ce ne sont pour la plupart que des rencontres éphémères.
Bon après les mots c'est que du caca a coté de tous ça, ça fait bête et concon comme un pet sur le bitume, ça glisse comme du savon dans la raie mais après voila tout je suis une grande sentimentale culcul la praline, qui aime les gosses même quand ceux ci veulent la frapper (histoire vraie).

Je conseille à tous ceux qui aime un minimum les gosses, bien entendu, d'être animateur un jour car ça en apprend plus que n'importe quelles études théoriques sur soi, sur les autres, sur le monde, sur la vie.

Bien dit Jacky !

17 juin 2010

Un gyre océanique est un gigantesque tourbillon d'eau océanique formé d'un ensemble de courants marins.



La moisson fut terrible. 15h15 : je regarde au loin l'espace graphique. Je surplombe un quart de seconde, RIEN.

Affalée mollement, elle suinte... Devant son téléviseur, telle un zombi, elle zappe de chaînes en chaînes, tombant d'abord sur C'est à dire, en passant par un documentaire sur Hitler, les meilleurs clip des années 90, ou encore le zapping de l'info qui lui jette aux yeux les horreurs du monde jusqu'à qu'elle décide d'éteindre la boîte à naiseries.

Morceaux par morceaux, cherchant à créer la moindre et insignifiante petite chose qui pourra faire d'elle quelqu'un de remarquable. Les voisins et elle s'échangent un bonjour chaque jour sans même se regarder dans le blanc du miroir vide qui leur sert d'oeil.

Triste fin pour un combattant, 18h49: il allume une cigarette et l'éteint après trois bouffées.

11 juin 2010

Les poissons rouges



Quand tu pars t'acheter des coquillettes, jamais il ne te viendrait à l'esprit que cela peut être ton dernier repas.
A quand remonte sa dernière cigarette ? A quand remonte son dernier baiser ? Son dernier verre ? Quel était son dernier repas ? Sa dernière pensée ? A quoi pensait il en changeant ses foutus volets ?

J'inspire, j'expire, j'y pense depuis déjà trop longtemps...
Le concept de Carpe Diem, on l'encense, mais ce ne sont que des mots.
Ce choc de la perte même si elle est lointaine, nous amène à y penser: la mort est là, c'est ce qui donne le prix à la vie mais dans deux jours on l'aura déjà oublié, jusqu'au service funèbre où on y sera encore une fois confronté, jusqu'à la prochaine fois. Entre les deux on aura oublié à quel point on été triste, choqué et en colère. On maudira le train train, on sera stressé. On voudra encore les piétiner sans se souvenir de cette chère, tendre et pesante présence au dessus de notre tête bien pensante.
On foulera le macadam, tête baissée. Le concept de la mort est dépassée, obsolète, ringard.

Ad vitam aeternam, mon ami, demain je boirais en ton honneur, pour chérir ces instants lourd de lucidité, où sans craintes aucune je profiterais.

On te le doit bien, va.